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État des lieux des défaillances d’entreprise à fin mai 2020

État des lieux des défaillances d’entreprise à fin mai 2020

Découvrez notre état des lieux des défaillances d’entreprise en France Métropolitaine à fin mai 2020. Quels enseignements tirer de la période de confinement ? Quels impacts sur les entreprises et pour les secteurs d’activité ? Quel avenir pour l’économie ? Voici quelques éléments de réponse.

Découvrez notre étude complète sur la situation des défaillances d’entreprise à fin mai

 

Évolution sur 12 mois : une vision globale faussée par le confinement

Avec le confinement prononcé le 16 mars et levé partiellement par secteur à partir du 11 mai, l’activité des greffes des tribunaux de commerce a été perturbée et ralentie, donnant aux statistiques annuelles de défaillances une courbe plongeante atypique et tronquée pour la période.

 

Un impact social en hausse

Car même si la décrue des défaillances d’entreprise était amorcée en France métropolitaine de manière significative à partir du second semestre 2019, les mesures gouvernementales prises consécutivement à la crise, comme la suspension provisoire des audiences, ont artificiellement accentué la baisse du nombre de procédures collectives ces derniers mois.

Ainsi, le nombre de défaillances d’entreprise (redressements judiciaires et liquidations judiciaires directes) baisse très significativement de – 11,2% à fin mars, – 17% à fin avril et – 21,7% à fin mai. Même évolution pour les procédures de sauvegarde : – 9,7% en mars, – 5,8% en avril – 12,2% en mai.

En cette période difficile, les greffes ont donc géré moins de procédures collectives « que prévu ». Toutefois, un virage s’est opéré. De plus grosses structures PME et ETI à la situation jugée plus urgente et à l’impact social et économique plus lourd sont désormais visées par une procédure collective.

 

Durcissement des jugements prononcés et recours à d’autres procédures

La comparaison de l’ensemble des jugements prononcés entre mars et avril sur les périodes 2019 et 2020 permet de faire quelques commentaires sur la gestion des procédures.

Tout d’abord en avril et mai 2020, le nombre de liquidations judiciaires prononcées représente 80% de la totalité des défaillances d’entreprise contre une moyenne de 75% en 2019.

En l’état, difficile de trancher entre une situation désespérée des entreprises défaillantes n’ayant pu obtenir aucune des aides ou soutiens proposés, ou une gestion plus drastique ou pragmatique des greffes à l’activité encadrée par les mesures gouvernementales. Cette évolution reste donc sous surveillance dans les mois qui viennent.

Autre point intéressant, la montée du recours à la procédure de sauvegarde, la période semblant plus propice à cette procédure encore largement méconnue ou boudée par les entreprises, qui, comme nous l’avons vu plus haut, embarque ces trois derniers mois davantage de PME et ETI à forte masse salariale.

De leur côté, les redressements judiciaires, qui offrent encore une chance de survie aux entreprises en difficulté, représentent moins de 20% des défaillances d’entreprise en avril et mai 2020 contre près de 23% sur la même période en 2019.

 

Un redémarrage de l’économie compliqué

Les entreprises vont devoir faire face à des risques accrus sur leur trésorerie avec des possibilités de dépôts de bilan en cascade.

 

Du côté des salariés

La hausse exponentielle des chiffres du chômage partiel devrait entraîner pour les salariés une baisse des revenus et donc du pouvoir d’achat. L’épargne de précaution devrait continuer à séduire les Français alors que la consommation donne toujours des résultats inégaux selon les secteurs, avec toutefois une reprise plus forte que prévue pour certains biens de consommation et services.

Il est important de rappeler que les 3,2 millions de travailleurs non salariés en France n’ont pas bénéficié du chômage partiel. La crise a ainsi impacté différemment les indépendants.

Selon la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques), entre le 1er mars et le 18 mai dernier, 12,7 millions de salariés ont été couverts par une demande d’autorisation préalable d’activité partielle. 8,6 millions ont été en chômage partiel sur avril 2020. Au 1er juin 2020, 1 366 000 demandes d’autorisation préalable d’activité partielle avaient été déposées, soit 1 050 000 entreprises concernées.

 

Et l’avenir ?

Restons néanmoins confiants. Les mesures gouvernementales mises en place pour les entreprises et les plans de soutien sectoriel devraient jouer pleinement leur rôle d’amortisseur.

Nous avons mis 5 ans pour sortir de la crise 2008/2009 avec un pic de défaillances atteint fin 2013. Cela ne devrait pas être le cas avec cette nouvelle crise. Courant juin 2020, les prévisions s’affinent et semblent converger vers un taux de défaillance aux alentours des 15% pour cette année, bien moindre que celui envisagé quelques semaines auparavant.

Ce n’est pas une réelle surprise, nos fondamentaux d’avant crise étaient bien orientés. Hors crise Covid-19, nous serions probablement passés en dessous des 50 000 défaillances annuelles, soit un bon chiffre. Par ailleurs, les dirigeants de TPE/PME qui ont connu la période difficile 2008-2009 ont compris qu’ils ne pouvaient compter que sur eux même.

Après avoir restauré leurs marges, ils ont majoritairement opté pour un développement prudent de leur chiffre d’affaires, soucieux de ne pas être confrontés à un gonflement de leur besoin en fonds de roulement (BFR), dont la mauvaise gestion est la 1re cause de défaillance des entreprises en France.

Une partie du cash généré par l’exploitation s’est convertie en liquidités dans leurs bilans, de bon augure pour faire face aux difficultés actuelles et être en phase avec le rebond économique attendu en 2022.

 

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