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Quelles priorités pour les directions achats en 2020 ?

Quelles priorités pour les directions achats en 2020 ?

Chaque début d’année est l’occasion de tirer des bilans sur l’année écoulée et de préparer la suivante. Pour les directions achats, le baromètre annuel CNA x Agile buyer s’impose de plus en plus comme un passage obligé qui le permet et aide à se projeter sur les grands objectifs de la fonction achats.

Vers la fin de l’acheteur uniquement cost killer ?

Le premier enseignement de cette étude concerne les priorités 2020 des directions achats. On note un statu quo sur l’affirmation d’une tendance durable d’une fonction achat moins concentrée sur la réduction des coûts. La réduction des coûts reste l’objectif premier pour 68 % des interrogés. Un recul de 8 points par rapport à 2019 et de 14 points par rapport à 2016 et 2017. Pour aller plus loin, l’étude a cette année, quantifié l’objectif en termes d’attente de baisse. 93% des sondés ont des objectifs de réduction inférieurs à 10%, dont 43%, compris entre 5 et 10%.

La(es) méthode(s) utilisée(s) témoigne(nt) également de cette évolution du métier. Nous glissons du cost killer vers un chef d’orchestre, business partner capable d’animer les parties prenantes internes et externes. Ainsi, on retrouve bien évidemment les classiques négociation commerciale et changement de fournisseurs en première et troisième place. À la seconde, on trouve la revue du cahier des charges/ spécifications démontrant l’encrage plus fort auprès des métiers. On retrouve une autre preuve de ce phénomène dans les compétences clés recherchées pour les acheteurs. En effet, il s’agit cette année de la collaboration fournisseur. Cette notion de collaboration indiquant la capacité à travailler en interne et en externe.

La dimension réduction des coûts ne disparaîtra pas des prérogatives de l’acheteur de sitôt. Cependant, ses missions se sont diversifiées -et continueront- vers des tâches davantage contributrices à la stratégie globale de l’entreprise. Cette évolution impacte également durablement les KPIs de la fonction, moins centrés autour des économies générées.

 

La gestion des risques, toujours plus cœur de métier

En 2019, les deux principaux enjeux anticipés étaient la réduction des coûts et la gestion des risques. Cette année, pas de révolution, puisque la gestion des risques est toujours second. Elle apparaît dans les objectifs de 71% des sondés (moins 4 points). Parmi les nombreux risques que doit anticiper/ maîtriser l’acheteur, la sécurisation de la supply chain s’impose irrémédiablement. Cela est notamment dû aux incertitudes politiques, économiques et environnementales grandissantes au niveau international. Dans ces conditions, une rupture de la supply chain a des conséquences désastreuses sur l’activité, la rentabilité et la pérennité. L’évaluation de la santé financière des fournisseurs, notamment les plus critiques reste un basique parfois négligé.

Deux sujets pouvant être reliés à la gestion des risques et pour lesquels les acheteurs ont un rôle clés sont à l’honneur dans l’étude. Il s’agit des délais de règlements et de l’éthique des affaires. Ces deux sujets font porter à la fois un risque financier, mais aussi -surtout- un risque réputationnel.

 

Importance grandissante du risque réputationnel

Comme nous l’évoquions précédemment concernant les délais de règlement, les régulateurs ont bien compris l’importance de l’actif réputationnel de l’entreprise. Ils l’intègrent dorénavant dans les modalités de sanctions avec le name and shame afin de contraindre les entreprises.

La loi du devoir de vigilance même privée de son volet sanction s’applique d’ailleurs sous la pression d’éventuels badbuzz. Les ONG vont ainsi déposer des plaintes pour l’usage marketing d’arguments de greenwashing contredits par les pratiques réelles. Les acheteurs font clairement partie de la première ligne de défense sur ces points. À la question « Quelle(s) action(s) spécifique(s) de sécurisation entreprendrez-vous ? » on peut constater que mis à part les approvisionnements, tous les sujets de sécurisation sont liés directement ou indirectement à la réputation de l’entreprise.

Un autre fait marquant lié à la gestion des risques est la montée des préoccupations liées au risque de fraude. Celle-ci se matérialise dans l’étude par l’arnaque au(x) faux fournisseur(s). L’exposition à la fraude au faux fournisseur devient une réalité forte du paysage des acheteurs. Elle est permise par exemple par une fraude documentaire, ou au point de livraison. Cela a justifié la mise en place d’actions et de procédures pour 59% des répondants. Sur ces sujets, la combinaison de différentes technologies (IA, océrisation …) et de data de qualité présente une solution déjà opérationnelle et disponible. Ellisphere constate la montée en puissance de cette préoccupation, échangeant de plus en plus avec nos clients sur ces sujets.

 

Des directions achats baignant dans les problématiques de conformité

Autre risque abondamment traité dans cette étude, celui lié à la conformité. En mettant de côté ce qui concerne la RSE, nous pouvons noter que les directions achats joue un rôle central dans les processus de conformité des entreprises et notamment ceux de lutte anticorruption pour la mise en conformité à la LOI SAPIN II.

On voit ainsi que parmi ces directions, une courte majorité les voit davantage comme une contrainte qu’une opportunité. Cela est notamment dû au fait que ce sont des activités nouvelles et très chronophages. Peu pensent d’ailleurs que ces sujets nécessiteront moins de temps cette année. Ce temps sera indubitablement en partie dévolu à la loi Sapin II. Une autre étude récente évoquait ainsi que 60% d’assujettis déclarent ne pas être parfaitement au niveau. Cela devient critique au moment où les contrôles de l’AFA s’intensifient et que la commission de sanction se réunit plus fréquemment sur la base des contrôles effectués depuis 2017.

Autre signe de la montée en puissance de cette problématique, 67 % déclarent avoir été formé à l’éthique sur les 24 derniers mois. Ces formations ne sont pas forcément toute liées à la loi sapin II. On peut  cependant y voir l’amorce d’un basique que tout acheteur devra avoir dans ses softskills à l’avenir.

 

Des conclusions qui peuvent surprendre

Enfin au sein du contenu très dense de cette étude, nous noterons deux surprises. Premièrement, la relative absence de la relation fournisseur. Ces deux dernières années, l’amélioration de la relation fournisseur s’imposait comme un objectif en forte progression. Cette année, le mot figure deux fois dans l’étude, même si de nombreux sujets s’y rapportent indirectement. Fait marquant l’année dernière, le sentiment d’un déséquilibre entre les acheteur et fournisseur reste d’actualité même s’il semble s’atténuer. La câlinothérapie évoquée en 2018 est toujours plus loin et le rééquilibrage de la relation restera clé en 2020. Pour autant, la mise en avant des méthodes de travail plus collaboratives notamment avec les starts up se développe.

Autre surprise, l’utilisation déclarée relativement faible de technologie comme la data, la blockchain et l’IA. Pour citer l’étude, elles « séduisent peu » au contraire des suites achats qui continuent à se diffuser plus fortement. C’est surprenant à plusieurs niveaux.

D’une part ces technologies peuvent se révéler très contributives à la résolution des problématiques évoquées durant toute l’étude. D’autre part, et notamment concernant la data, dissocier le projet soft et son alimentation a souvent été la raison de nombreux échecs lors de la mise en place d’outil achats, mais également d’ERP ou de CRM dans d’autres métiers. Enfin, les acheteurs disposent d’une relation unique avec leur fournisseur. Cela facilite l’accès à de nombreuses données pouvant considérablement faciliter la prise de décision. Ces data peuvent également supprimer certaines tâches à faible valeur ajoutée. L’étude évoque d’ailleurs une partie du temps non négligeable dévolue à des tâches non cœur de métier pour les achats. C’est d’autant plus surprenant que de nombreux événements achats théorise sur comment l’IA va révolutionner le métier. Force est de constater que cela tarde à se matérialiser dans le quotidien.

 

Pour résumer, l’étude de cette année offre un contenu d’une richesse, d’une densité et une variété de thèmes abordés importantes. De nombreux enseignements sont à tirer. Nous voyons que la fonction achats continue à grandir, à s’imposer comme une fonction stratégique. Le rattachement toujours plus important au comité de direction (59 %, + 1 pt) l’atteste. C’est donc une fonction face à de nombreux défis où l’innovation et les nouvelles méthodes de travail continueront à fleurir pour y faire face. Bref une nouvelle année pleine d’ambition et de challenges exaltants à venir.

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