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A fin 2018 sur 12 mois glissants, le nombre d’entreprises ayant connu une défaillance (ouverture de redressement ou de liquidation judiciaire directe) s’élève à près de 52 540, en recul de 1,9 % par rapport à 2017. Ce résultat marque cependant un net ralentissement après deux années de baisse conséquente : – 7,8 % en 2016 et – 6,3 % en 2017.

Un coût social à la hausse

Si les défaillances reculent toujours, en revanche, leur coût social (effectifs menacés) est en progression de 3,2 % sur un an. Un effet collatéral de défaillances plus nombreuses dans les PME (+ 1,6 %) et les ETI (+ 31,3 %). Les sociétés commerciales ont payé le plus lourd tribut en 2018, en représentant plus des 2/3 des défaillances, avec une hausse de près de 1 %. Les entreprises les plus jeunes et les plus petites continuent de souffrir. Ainsi, 93,3 % des défaillances ont touché des TPE. Un quart avait moins de trois ans d’existence, et 41 % entre trois et dix ans. Le nombre d’entreprises défaillantes de moins de trois ans a plus que doublé en 2018.

L’Ile-de-France particulièrement impactée

Par région, le podium reste occupé par les trois principales régions économiques françaises : l’Ile de France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et PACA, qui cumulent 45 % des défaillances. La situation semble s’être particulièrement tendue en Ile-de-France où les défaillances sont en progression de 5,9 % (premier effets des Gilets jaunes ?). D’autres progressions de la sinistralité sont observées dans les Hauts-de-France (+ 2,9 %) et la Nouvelle Aquitaine (+ 1,3 %).

Agroalimentaire, Transports & logistique, Automobile à la peine

Plus de la moitié des défaillances (55,2 %) provient de trois secteurs d’activités : le Bâtiment & Travaux Publics, les Services aux particuliers et les Services aux entreprises. Parmi les secteurs ayant le plus souffert, celui des Transports & logistique a connu une progression du nombre de défaillances de 12,7 %, l’Agroalimentaire de 6,6 %, et les Moyens de transport (fabricants et distributeurs) de 5,5 %. Pour Transports & logistique ; le prix des carburants, la pression concurrentielle intra-européenne et l’évolution du cadre fiscal pèsent sur les performances de nombreux opérateurs. Dans l’Agroalimentaire, ce sont les nouvelles taxes, la hausse des prix des matières premières et la guerre commerciale entre distributeurs qui continuent de laminer les marges. Enfin, le secteur des Moyens de transport, avec au premier chef l’Automobile, vit une période de grande incertitude avec la mise en place de nouvelles mesures anti-pollution entraînant le recul du Diesel. Si les immatriculations étaient stables en 2018, le secteur s’attend à une année 2019 difficile.

Une année 2019 à haut risque

Pour 2019, les perspectives de croissance économique restent sombres dans un contexte de tensions commerciales accrues, Amérique du Nord et Chine en particulier, de fortes incertitudes politiques en Europe (montée des nationalismes et Brexit). Des ingrédients qui inquiètent entreprises et investisseurs, pour lesquels la prudence est de mise. En France, la facture des mouvements sociaux de la fin d’année n’est pas encore totalement connue et risque de peser lourd sur bon nombre d’entreprises ainsi fragilisées par des pertes nettes de chiffre d’affaires. Les premiers mois de 2019 risquent donc d’afficher une relance de la sinistralité des entreprises.

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