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Ellisphere fait le point sur les défaillances d’entreprise à fin janvier 2018, sur 12 mois glissants en France métropolitaine.

Entretien avec Max Jammot, responsable des études économique chez Ellisphere.

Quel état des lieux des défaillances peut-on dresser à fin janvier 2018 ?

Depuis janvier 2016, le nombre de défaillances d’entreprise (ouvertures de redressements judiciaires et de liquidations judiciaires directes) en France métropolitaine et sur 12 mois glissants, a diminué pour revenir au niveau de janvier 2009.

Fin janvier 2018, le recul s’élève encore à près de 7 % (- 6,9 %).

En revanche, le nombre d’emplois salariés menacés par ces mêmes défaillances ne s’est infléchi que depuis juillet 2017. Sur la période récente, le niveau de postes menacés a été notamment impacté par les défaillances du groupe Tati et du métallurgiste Ascométal, comptant tous deux plus de 1 500 salariés, ainsi que par des entreprises salariant entre 500 et 999 salariés (sept entreprises en janvier 2018 contre trois un an plus tôt). A fin janvier 2018, cependant, le recul est significatif avec une baisse de 9,1 % sur un an.

A noter que si l’emploi salarié tend à se stabiliser dans la métallurgie, Ascométal qui vient d’être repris par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach fin janvier 2018, n’est en rien représentatif du secteur. En effet, le groupe souffrait depuis bien des années d’un fort endettement, d’investissements contestables et surtout d’une concurrence de l’acier chinois moins onéreux.

Quels types d’entreprise sont les plus touchés par ces défaillances ?

Typologiquement, les sociétés commerciales représentent 77,3 % des défaillances et les entreprises individuelles 18 %. Les petites entreprises paient toujours le plus lourd tribut : 69,5 % des entreprises défaillantes emploient moins de 3 salariés et 90,1 % dégagent moins de 1 million d’euros de chiffre d’affaires.

Quel est le bilan régional ?

La reprise de l’économie française, enregistrée sur l’exercice écoulé, a sensiblement amélioré la santé des entreprises ; impactant par là même le niveau des défaillances sur l’Hexagone.

A fin janvier 2018, sur 12 mois glissants, l’ensemble des 13 régions métropolitaines étudiées connaît un recul de ses défaillances. Sans surprise, les quatre principales régions françaises – Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et Occitanie – représentent plus de la moitié des défaillances (54,7 %). Ce sont les régions Hauts-de-France et Nouvelle Aquitaine qui connaissent les plus importants reculs, avec respectivement – 13,4 et – 11,6 %. A l’opposé, la région PACA enregistre le plus faible recul des défaillances (-1,5 % sur un an).

Quel est le bilan par secteur d’activités ?

Sur le podium, le Bâtiment & Travaux Publics (BTP), les Services aux particuliers et les Services aux entreprises cumulent la majorité des défaillances (55,1 %). Sur  23 secteurs d’activités étudiés, 17 enregistrent une baisse de leurs défaillances à fin janvier 2018 (toujours sur 12 mois glissants).

On observe une progression pour les secteurs Transports & Logistique, Pharmacie, Agroalimentaire et Distribution qui reste modérée, oscillant entre 0,5 et 1,8 %. La progression la plus importante (+ 1,8 %) touche le secteur Transports et Logistique après une croissance notable de 5,2 % à fin janvier 2017. Ce secteur demeure fragile. Cette faiblesse apparaît plus marquée dans le sous-secteur Entreposage & Stockage (+ 17,9 %) et celui du Transport terrestre (+ 1,3 %).

Les reculs du nombre de défaillances les plus significatifs sont relevés dans les secteurs du BTP (- 11 ,8 %) et  du Textile-habillement-cuir (- 11,8 %).

Il est important d’apporter des commentaires complémentaires sur deux secteurs d’activités importants. D’une part, globalement, le BTP qui a été fortement impacté par la crise de 2007-2010 se porte de mieux en mieux. D’autre part, le secteur Transports et Logistique a connu une réelle problématique d’embauches en 2017 : la profession paie en effet son déficit d’attractivité. Par ailleurs, les transporteurs peinent à accompagner leurs clients sur de nouveaux marchés.


Pour plus d’informations sur ces statistiques  pole_statistiques_economiques@ellisphere.com

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