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Bien que le Président Trump n’ait pas réussi à faire voter de mesure majeure entre janvier et novembre 2017, l’activité a nettement rebondi aux Etats-Unis grâce à la résilience de la consommation des ménages et la reprise de l’investissement résidentiel, dans un contexte de confiance élevée des agents.

La croissance devrait progresser en 2018, principalement grâce à l’accélération de l’investissement des entreprises, favorisé par la réforme fiscale du Président Trump instaurant une baisse importante de l’impôt sur les sociétés de 35% à 21%. A contrario, la consommation des ménages devrait ralentir, malgré le taux de chômage historiquement bas (environ 4%), la hausse conséquente des salaires réels, ainsi que l’effet de richesse induit par la remontée des prix des logements. Les effets de la baisse de l’impôt sur le revenu, qui bénéficiera principalement aux plus aisés (baisse du taux maximum de 39,7 à 37%), seront partiellement compensés par la poursuite du resserrement de la politique monétaire, la Fed prévoyant de procéder à deux nouvelles hausses de son taux d’intérêt directeur au second semestre 2018, après celles de mars et de juin. Le renchérissement conséquent du coût du crédit affectera principalement les ménages les plus modestes et pèsera sur leur consommation. De plus, la marge de manœuvre des ménages est particulièrement limitée en raison de leur niveau d’endettement, stable mais très élevé (138% du RDB fin 2017), et de la baisse de leur taux d’épargne au cours des deux dernières années (3,3% en mars 2018, contre 6% fin 2015). Cet essoufflement affecterait principalement les secteurs de la distribution, du textile et des transports. A l’inverse, le secteur de l’énergie bénéficiera de la remontée du prix du baril de pétrole. Celle-ci, conjuguée à la hausse des salaires, entraînera une hausse de l’inflation, qui devrait toutefois rester autour de la cible de la Fed (2% hors énergie et alimentation). Si elle devrait ralentir en fin d’année, la croissance de l’économie restera dynamique et les défaillances d’entreprises devraient diminuer de 4% en 2018.

La réforme fiscale creusant le déficit public, la dette repartira à la hausse

Selon le Congressional Budget Office (CBO), malgré la suppression des déductions d’impôts locaux dans les impôts fédéraux, la réforme fiscale mise en place par le Président Trump représentera une perte de recettes pour le Trésor américain de 1 400 milliards de dollars sur 10 ans, soit environ 0,7% de PIB par an. En parallèle, le gouvernement procédera à la réduction des dépenses sociales, notamment de santé (suppression des pénalités pour ceux n’ayant pas souscrit d’assurance-santé, qui devrait mener à une baisse du nombre d’assurés), afin de réaliser des économies. Toutefois, l’ampleur de la réforme fiscale entraînera un creusement du déficit en 2018, malgré le léger surplus de croissance qui en découlera (estimé à 0,3 pt de PIB). La dette publique américaine, parmi les plus importantes au monde, devrait donc repartir à la hausse.

Un important déficit commercial financé par l’épargne étrangère

La balance des biens est largement déficitaire en raison des importations de biens de consommation et d’équipement. Ce déficit est partiellement compensé par l’excédent de la balance des services et de la balance des revenus, les dividendes des investissements américains à l’étranger étant plus importants que les transferts des investisseurs et des travailleurs étrangers. Le déficit courant conséquent est financé par les IDE et les investissements de portefeuille. Il en résulte une position extérieure nette structurellement déficitaire (40,5% du PIB en 2017).

Si le Président Trump affiche une volonté d’un protectionnisme accru (droits de douane sur l’acier et l’aluminium, bras de fer commercial avec la Chine, abandon du Partenariat Trans-Pacifique (PTP), renégociation du traité de libre-échange avec le Canada et le Mexique (ALENA)), le déficit extérieur devrait se détériorer en 2018 en raison des pressions à la hausse sur le dollar, dues au resserrement monétaire de la Fed, qui réduiront la compétitivité des exportations américaines.

Article réalisé d’après les informations de Coface – Lire l’article complet

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