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Le MOCI organise le «Forum des Risques & Opportunités à l’international» pour la 9ème année consécutive. Ellisphere recueille les propos de Christine Gilguy, rédactrice en chef du Moci.

Vous organisez le «Forum des Risques & Opportunités à l’international» pour la neuvième année consécutive, quel est l’objectif de ce forum ?

À l’origine, ce forum a été organisé car nous publions chaque année un Atlas des risques export à l’usage des entrepreneurs. Celui-ci  fait un focus sur les pratiques de paiement et les risques d’impayés dans 110 pays, ce qui est très pratique et très apprécié des exportateurs. Pour saluer la publication de cet ouvrage, dont c’est la 10ème édition cette année, nous organisons depuis maintenant 9 ans un forum annuel  fin juin/début juillet, à destination des professionnels de l’export. C’est l’occasion de traiter de sujets d’actualité du moment en matière de commerce international et de faire le point sur l’évolution d’un certain nombre de techniques et de pratiques du commerce international.

 Le thème de l’édition 2018 est : « 200 000 exportateurs en 2022 : le défi de la nouvelle stratégie export de la France ». Pourquoi ce fil conducteur ?

Chaque année, nous choisissions un thème d’actualité pour la conférence-débat d’ouverture du forum, qui est suivie de rencontres  plus techniques. L’an dernier, nous avions eu du nez : le fil conducteur était le protectionnisme et les questions de « compliance » (conformité) liées aux sanctions internationales pesant sur certains pays, des thèmes devenus brûlants avec la politique de l’administration Trump. Cette année, nous avons choisi un thème davantage lié à la problématique française : « 200 000 exportateurs en 2022 : le défi de la nouvelle stratégie export de la France » sera donc le thème de notre table ronde de cette année.

Cette thématique fait référence à une actualité brûlante : la nouvelle stratégie de soutien au commerce extérieur présentée par le 1er ministre, Édouard Philippe, le 23 février dernier. L’un des volets importants est la réorganisation des dispositifs publics de soutien à l’export des ETI et PME, avec la création de « guichets uniques » d’accompagnement export autour de Business France et des CCI, sous l’autorité des Régions, les fameuses « team export ».

Autre volet important de ce plan, qui a été intégré au PACTE (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), le renforcement de Bpifrance dans son rôle d’opérateur unique de l’arsenal des mécanismes de financement et de garantie à l‘export, essentiellement pour les PME.

L’objectif de cette nouvelle stratégie est de porter à 200 000 le nombre d’exportateurs sous le quinquennat, contre 125 000 actuellement. Un sacré défi ! A l’heure actuelle, nous avons en France deux fois moins d’entreprises exportatrices qu’en Italie et 3 fois moins qu’en Allemagne. C’est un problème récurrent et structurel. Pour endiguer le déficit commercial abyssal que nous enregistrons, en partie lié à notre désindustrialisation, l’ouverture à l’export est désormais considérée comme un levier essentiel, c’est une bonne chose. Il faut absolument que les entreprises s’ouvrent davantage, notamment les PME et les TPE, elles n’en seront que plus dynamiques et innovantes.

Cela dit, l’export ne s’improvise pas, il y a des risques dont le premier est le risque d’impayés : faire le point des risques et des meilleures pratiques pour les réduire est aussi l’objet de ce forum.

Ressentez-vous un intérêt accru des entreprises françaises pour l’export et les opportunités qu’il représente ? 

Sans aucun doute, c’est un intérêt qui va croissant. Il y a plusieurs phénomènes qui y contribuent. Tout d’abord, un renouvellement des générations d’entrepreneurs. Aujourd’hui, les plus jeunes sont plus ouverts sur l’international et les langues étrangères et sont donc immédiatement plongés dans des modèles économiques qui passent par les marchés internationaux, comme c’est le cas pour de nombreuses startups du numérique. Un autre facteur est l’accélération des transformations technologiques, qui bouleversent de nombreux secteurs : avec le e-commerce, par exemple, qui amène vos concurrents près de chez vous tout en vous donnant aussi des opportunités de vous exporter, impossible de rester bien au chaud chez vous en vous croyant à l’abri…

Il y a aussi un intérêt accru et une mobilisation initiée par les pouvoirs publics, très suivis par le patronat, les organisations professionnels, les fédérations… Le développement à l’international est, par exemple, totalement intégré à la vision qui est derrière le projet « Industrie du Futur », qui vise à accélérer la modernisation de l’industrie avec le soutien des fonds du programme d’investissement d’avenir (PIA), dont la marque ombrelle à l’export est la « French Fab », l’équivalent de la « French tech » pour l’industrie. J’en conclus que oui, il y a un regain d’intérêt croissant pour les marchés export. Cela prendra du temps mais nous sommes aux prémices de grands changements.

Les entrepreneurs français vous semblent-ils mieux informés aujourd’hui sur les risques à l’export ? 

Ce que montre les études qui paraissent sur le sujet, c’est que le manque d‘informations est un problème récurrent. D’après les résultats du dernier Baromètre export d’Euler Hermes, paru en mai dernier (808 PME et ETI sondées), concernant les freins à l’export, le manque d’informations financières sur les entreprises est cité par 47 % des sondés, et le manque d’informations sur la zone d’exportation par 34 %. C’est un résultat que je trouve considérable à l’heure d’Internet !

Je pense que le problème touche d’abord les entreprises qui sont en phase de démarrage à l’export. Souvent, le manque d’informations va de pair avec l’isolement. Je pense que les entrepreneurs à la tête des PME et TPE doivent apprendre à mieux s’informer auprès de leurs pairs et des organismes qui peuvent leur fournir des réponses. Ils méconnaissent aussi sans doute les outils qui existent, pourtant de plus en plus sophistiqués et performants, qui permettent d’obtenir un premier niveau d’information sur un marché ou un client potentiel. Ils manquent peut-être aussi de moyens pour y consacrer du budget et se former.

Les exportateurs expérimentés sont plutôt bien informés et savent utiliser les outils à leur disposition (réseaux d’affaires, prestataires, etc.) pour avancer.

Qu’attendez-vous de cette édition ?

Pour nous, c’est un peu un rendez-vous communautaire, nous sommes nous aussi une publication très ancienne sur les thématiques du commerce international. Nous avons le sentiment de faire partie d’un écosystème avec des acteurs comme Ellisphere, BPI France, avec des banques, avec des sociétés conseils en commerce extérieur, des entreprises exportatrices…

C’est un rendez-vous qui nous permet de continuer d’être un acteur important de notre écosystème en tant que producteur d’informations, de contribuer à son animation et à la diffusion des meilleures pratiques pour réussir à l’international. C’est un événement auquel nous tenons beaucoup et que nous avons l’intention de continuer à développer. La barre des 600 inscrits a été franchie il y a quelques semaines et, compte-tenu des taux de déperdition habituels sur un événement d’accès gratuit comme celui-ci, nous attendons cette année entre 250 et 300 professionnels de l’international et de l‘export sur le forum.

Pour plus d’informations sur le Forum Risques & Opportunités à l’international

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