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Dans la continuité de l’article publié le 26 avril 2018, consacré aux importants potentiels de valorisation pour l’entreprise si celle-ci prend en compte certaines des propositions du rapport Villani consacré à l’intelligence artificielle (IA), le présent article se propose d’approfondir l’une de ces propositions : « pour une recherche agile et diffusante », et plus spécifiquement « réunir chercheurs, étudiants et entreprises ».

Cette thématique peut s’apparenter à une arlésienne que l’on entend depuis plusieurs décennies. Elle correspond au souci constant de certains décideurs politiques de jeter des ponts entre une recherche qui serait trop théorique et des entreprises en mal d’innovation du fait d’une présupposée incapacité de la majorité d’entre elles à développer de la recherche fondamentale. Ce constat est partiellement contredit par les investissements substantiels réalisés par les GAFA* dans des centres de recherche fondamentale aux moyens très importants, mais qui ont un effet pervers : le tarissement progressif de la recherche publique avec de nombreux étudiants parmi les meilleurs qui décident de partir définitivement vers le privé. La proposition du rapport se base donc sur une collaboration publique/privé.

Le rapport Villani insiste sur l’idée d’une innovation fondée sur cette coopération. Les entreprises pourraient ainsi échanger régulièrement sur leurs problématiques métier avec des chercheurs, et ainsi favoriser l’évolution de leurs solutions en fonction des enseignements reçus en provenance des chercheurs. Ces échanges seraient par exemple susceptibles de porter sur l’optimisation de leurs algorithmes ou sur des audits de leurs systèmes d’IA.

Les 3IA

Pour fonder cet axiome, le rapport Villani préconise la création de ce qu’il appelle des 3IA, c’est-à-dire un réseau d’Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. Ces instituts, au nombre de 5-6, seraient répartis sur l’ensemble du territoire et pallieraient la dispersion constatée par le rapport des différents instituts de recherche existants (CNRS, INSERM, INRA, IRD, CEA, etc). Ces instituts seraient donc, entre autres, des lieux de rencontre favorables à des collaborations entre secteur privé et chercheurs publics, avec la possibilité pour chacun d’avoir accès aux recherches les plus poussées du moment.

Les sujets de recherche

Le rapport préconise tout de même un équilibre entre les thématiques dominantes du moment (machine learning, data science, big data) nécessitant d’être encore approfondies, et celles étant moins médiatisées aujourd’hui (web sémantique, IA distribuée, etc). L’intérêt de cet équilibrage est principalement celui de pouvoir développer une recherche fondamentale dans des domaines délaissés par les GAFA afin de pouvoir être différenciant et prendre des parts de marché de manière anticipée. De manière plus générale, il s’agit essentiellement d’encourager des recherches interdisciplinaires, avec des 3IA spécialisés par thématique, réunissant des chercheurs et accueillant des professionnels d’horizons différents.

Réunir chercheurs, étudiants et entreprises

Selon le rapport, il existe clairement un besoin des entreprises de recruter et de conserver des ingénieurs de haut niveau capables de développer des solutions technologiques propres. La raison d’être des 3IA serait donc de répondre à ce besoin, en formant des étudiants avec association entre recherche fondamentale et solutions pratiques. Que ce soit au travers d’événements formels ou de participations régulières des entreprises à l’un des instituts, celles-ci pourraient maintenir une veille technologique pointue, échanger des points de vue et des conseils, ainsi que mettre en œuvre rapidement en commun des projets. La condition de la réussite de ces instituts réside dans les facilités administratives (circuit de décision, accords sur la propriété intellectuelle, etc) qui seraient accordées aux entreprises pour participer à cette collaboration.

La statut accordé aux entreprises (membres permanents, affiliés, temporaires, etc) au sein de ces instituts serait gradué en fonction de l’implication financières de celles-ci dans le fonctionnement des 3IA. De ce statut dépendrait la participation ou non à des séminaires, à des recherches communes, à l’accueil par ces instituts de chercheurs maison en provenance des entreprises. Cette interaction entre entreprises et recherche peut potentiellement dynamiser le mouvement d’innovation et l’émulation liés à l’intelligence artificielle. L’optimisation des données disponibles dans le cadre du Big Data est un enjeu économique actuel de premier ordre.

Une quantité très importante de données est à disposition des entreprises depuis la mise en œuvre de l’open data des données publiques et l’ouverture de certaines données privées, mais cette masse d’information ne peut être réellement valorisée qu’à la condition que ces données soit analysées et rendues signifiantes. Aujourd’hui, seules les techniques basées sur l’intelligence artificielle, avec par exemple le machine learning (apprentissage automatique), sont susceptibles de faire parler ces données et d’optimiser leur valeur économique.

Approfondir ces techniques et les rendre opérationnelles en entreprise, c’est tout l’enjeu de cette proposition du rapport Villani qui vise à faire travailler ensemble recherche publique et monde de l’entreprise.

*Les quatre géants du Web : Google, Apple, Facebook, Amazon
 

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