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La prochaine édition du Palmarès MOCI des PME et ETI leaders à l’international se déroulera le vendredi 23 novembre à Paris au siège de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Paris Ile-de-France. Christine Gilguy, rédactrice en chef au MOCI depuis 19 ans fait le point sur cet événement.

Christine Gilguy, pouvez-vous nous présenter ce qu’est le MOCI ?

Le MOCI ou Moniteur du Commerce International est une très ancienne revue française, spécialisée dans le commerce international. Sa création remonte à la fin du 19ème siècle, en 1883 pour être exact. Le MOCI est aujourd’hui la publication privée de référence sur les actualités, métiers et techniques du commerce international, l’évolution du commerce extérieur français, le développement international des entreprises françaises et les marchés exports porteurs.

Cette année, vous organisez la 10ème édition du Palmarès MOCI des PME et ETI Leaders à l’International. Pouvez-vous nous rappeler l’enjeu de cet événement ?

L’enjeu de cet événement est de mettre en avant des « success stories » de PME, ETI et TPE à l’export. L’idée est de montrer que l’export est un important relais de croissance pour les entreprises ayant développé une bonne stratégie dans ce domaine et qui ont une volonté d’y rester et de s’y développer. Les entreprises que nous essayons de récompenser dans le cadre de ce palmarès sont la plupart du temps des entreprises françaises indépendantes et patrimoniales. Elles ont souvent de très forts savoir-faire et une dynamique de développement à l’international importante.

10 catégories de prix, pourquoi segmenter et comment sélectionnez-vous les entreprises en lice ?

Les catégories de prix visent à mettre en valeur des performances, des parcours ou des domaines de compétences spécifiques. Sans toutes les passer en revue, nous avons par exemple le prix « jeune pousse » pour de très jeunes entreprises qui sont immédiatement à l’international. Nous avons le prix « savoir-faire exportateur de l’année » pour distinguer les entreprises du secteur artisanal ou semi-industriel. Le prix « produit export de l’année » salue la percée d’un produit sur les marchés étrangers. Le prix « exportateur de services de l’année » met en exergue des métiers de services, trop souvent oubliés dans les statistiques du commerce extérieur.

Cette année, nous innovons en créant le prix de la « meilleure opération de financement export de l’année ». Sponsorisé par la banque publique Bpifrance, il vise à distinguer des entreprises qui ont su décrocher des marchés grâce à un financement export innovant. Le thème du financement de l’export est un sujet important : apporter une solution de financement à un client devient indispensable pour décrocher des contrats à l’export aujourd’hui. Ce type de thème est le plus souvent traité par la presse anglo-saxonne et, nous souhaitons par ce prix, que la presse française s’en empare à son tour. Le contexte est favorable car Bpifrance a relancé de nombreuses techniques de financement export, comme le crédit acheteur ou le crédit fournisseur, que les banques françaises ne proposaient plus aux PME.

Nous avons aussi le prix « exportateur de l’année » qui a pour objectif de mettre en exergue le profil d’un dirigeant visionnaire en matière de développement international de son entreprise. Un autre prix, « meilleur performance au grand export », distingue les entreprises qui performent hors du marché européen, qui représente encore 60 à 70% des activités exportatrices françaises en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient ou en Amérique.

La sélection est faite par la rédaction du MOCI à partir de fichiers d’entreprises fournis par Bpifrance et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Île-de-France pour ce qui concerne le prix « exportateur francilien de l’année ». Trois entreprises sont proposées pour chaque catégorie de prix sur la base de critères précis. Le dossier est ensuite soumis à un jury composé de professionnels de l’export et de partenaires. Le choix des lauréats fait l’objet d’un vote à main levée.

Par le biais de votre palmarès, avez-vous remarqué des évolutions significatives sur l’export ?

Oui, depuis 10 ans. Malgré le déficit commercial et malgré les crises, nous constatons que de nombreuses PME sont extrêmement performantes à l’export et se sont maintenues sur le long terme. Si ces entreprises ont réussi à traverser les crises c’est parce qu’elles ont diversifié leurs marchés : elles sont à la fois présentes sur le marché français et sur des marchés étrangers.

De même, l’innovation et l’internationalisation sont deux données d’une même dynamique : une entreprise qui réussit à l’export est forcément innovante, et vice versa, elle innove parce qu’elle exporte. Il ne s’agit pas forcément d’innovations scientifiques ou technologiques. Cela peut être de l’innovation dans le marketing ou dans le service client, ou encore dans le fait de savoir adapter ses produits et son offre aux marchés locaux… Souvent  l’innovation et le développement international vont de pair.

On observe également que l’essor des nouvelles technologies a fait bouger des lignes anciennes : les jeunes entreprises sont immédiatement sur le marché mondial, confrontées à une concurrence féroce. C’est une évolution extrêmement intéressante qui a bouleversé pas mal de modèles de développement stratégique !

En France, de nombreuses PME et ETI se tournent davantage vers les marchés étrangers et c’est une bonne chose pour elles.

Compte tenu de l’économie actuelle, quelles sont les perspectives d’évolution de l’export ?

L’énorme défi de la France est d’endiguer son déficit commercial abyssal, dépassant les 60 milliards d’euros annuels. Pour notre pays, il est impératif de développer sa présence à l’international en augmentant le nombre de PME et d’ETI qui exportent. De nombreuses études montrent que lorsque les entreprises développent leurs courants d’affaires sur les marchés étrangers, cela maintient ou crée de l’emploi en France.

Pour les perspectives, nous vivons actuellement dans un contexte international plutôt inquiétant. La guerre commerciale enclenchée par les Etats-Unis avec la Chine et, dans une moindre mesure, le reste du monde, a engendré une vague de protectionnisme peu favorable au commerce. De même, le regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, mais aussi en Europe orientale, n’est pas une bonne nouvelle pour les exportateurs. En parallèle, des marchés restent extrêmement porteurs en Europe, en Amérique mais aussi en Asie et en Afrique. N’oublions pas que l’Union Européenne a signé plusieurs accords de libre-échange majeurs avec la Corée du Sud, et plus récemment le Canada, le Japon et Singapour.

Ces perspectives sont d’autant plus intéressantes aujourd’hui que le dispositif public d’accompagnement à l’export s’est fortement renforcé ces dernières années via Business France et Bpifrance. Business France est en train de refondre complètement son organisation et fait alliance avec les chambres de commerce en France et à l’étranger pour créer des « guichets uniques » et ainsi mieux accompagner les entreprises. Bpifrance est devenue une banque de financement du commerce extérieur, travaillant le plus souvent en cofinancement avec les banques commerciales. Ces différents dispositifs permettent à une PME qui se pose la question de l’export et qui voudrait avoir un diagnostic de trouver du soutien.

Tous ces éléments doivent permettre à un certain nombre d’entrepreneurs de franchir le pas vers l’export.

Les entreprises sont-elles suffisamment informées pour anticiper les changements à venir ?

En se fondant sur des études d’opinions réalisées par divers opérateurs, les entreprises qui sont d’ores et déjà exportatrices – PME et ETI qui ont plus de 40-50% de leur chiffre d’affaires à l’export sont très bien informées et savent où aller récupérer des informations.

Les entreprises qui débutent à l’export sont en revanche bien moins informées et ne sont pas aidées par le caractère dispersé et segmenté des différents acteurs, publics et privés.

Selon les résultats d’une enquête d’opinion de 2016, réalisée par Opinion Way pour CCI International auprès d’ETI et de PME, l’acteur qui était le plus cité spontanément sur l’aide à l’export était les CCI, mais avec seulement 21 %… Business France décrochait à peine 8 %, les banques 5 % et les consultants privés moins de 1 %… Il y a des efforts de pédagogie et de communication à faire de la part de tous les acteurs que ce soit les organismes d’aide, les sociétés d’accompagnement, les sociétés qui fournissent de l’information ou les banques, sur ce qu’elles peuvent apporter d’utile aux entreprises qui veulent croître à l’international.

Plus d’informations sur le 10ème Palmarès MOCI des PME et ETI à l’international 2018

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