LA REVUE ELLISPHERE

Au programme cette semaine !

"Le marketing B2B ne sera plus jamais le même" Sandrine Avenier et David Benguigui (CMIT)

Loi Pacte : «l'intérêt social laisse aux actionnaires le pouvoir de décider des OPA»

Conservation des données : la France réfractaire aux consignes de Bruxelles

" LE MARKETING B2B NE SERA PLUS JAMAIS LE MÊME " SANDRINE AVENIER ET DAVID BENGUIGUI (CMIT)

Le terme qui résume le mieux le devenir du marketing B2B est sans aucun doute la complexité. Si le marketeur d’hier était considéré comme un simplificateur, qui pouvait notamment s’appuyer sur la sacro-sainte USP (Unique Selling Proposition ou argument clé de vente), celui de demain sera définitivement le chef-d’orchestre de la complexité à tous les étages. Il est bien loin le temps où quelques salons bien sentis pouvaient étancher la soif des commerciaux en recherche de leads.

Dans une économie où l’on consomme de plus en plus, si possible de manière responsable, maintenir une relation dans la durée sera de plus en plus clé. Il faut donner une dimension émotionnelle en B2B, telle que celle qui existe déjà en B2C.  Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes, nous sommes notamment passés des 4P aux 4E. Autrement dit, des études de marché, où l’on essayait de déterminer les attentes, les besoins du marché, à la co-construction par exemple.

CONSERVATION DES DONNEES : LA FRANCE REFRACTAIRE AUX CONSIGNES DE BRUXELLES

En octobre 2020, la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) se prononçait contre la collecte et la conservation des données téléphoniques et électroniques à des fins de sécurité nationale. Une prise de position qui allait dans le sens de celles prises par l'UE depuis plusieurs années maintenant, et qui confirmait sa volonté de mettre au pas les États les plus réticents à un contrôle moins strict des données de leurs citoyens comme la France par exemple.

Argument principal : ces informations collectées permettraient de détecter et de tuer dans l'œuf tout comportement suspect pouvant mener à une attaque terroriste. Un argument qui s'inscrit dans les latitudes laissées par l'UE, qui autorise la conservation des données dans le cas où “l’État membre concerné fait face à une menace grave pour la sécurité nationale qui s’avère réelle et actuelle ou prévisible”.

LOI PACTE :  " L'INTERÊT SOCIAL LAISSE AUX ACTIONNAIRES LE POUVOIR DE DECIDER DES OPA "

Adoptée en 2019, la loi Pacte visait à renforcer le rôle de l'ensemble des parties prenantes de l'entreprise. Le conflit autour du projet de fusion entre Suez et Veolia, ainsi que la pression exercée par deux fonds sur Danone et son PDG Emmanuel Faber, semblent remettre les actionnaires au centre du jeu. Dominique Stucki, associé au sein du cabinet Cornet Vincent Ségurel et auteur d'un ouvrage sur la raison d’être en entreprise, analyse cette dynamique pour La Tribune. "L'une des grandes nouveautés de la loi Pacte est  la consécration légale, dans le droit français, de la notion d'intérêt social" - Dominique Stucki

" La question est alors tout d'abord de déterminer dans quelle mesure une offre publique d'achat (OPA) de Veolia sur Suez répond à l'intérêt social de chacune des deux sociétés. Ces intérêts peuvent toutefois être définis de manière différente et être en conflit. Ainsi, Veolia semble affirmer que son intérêt social est de se renforcer grâce au rapprochement avec Suez. Suez proclame que son intérêt social est en revanche de rester indépendant. Or, la nécessité de prendre en compte les intérêts de l'ensemble des parties prenantes, intrinsèque à la notion d'intérêt social, devrait favoriser une convergence de ces deux visions. "

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