LA REVUE ELLISPHERE

Au programme cette semaine !

Un report des cotisations sociales dues en avril

Attractivité : la France en perte de vitesse selon Kearney

Un an de crise vu par les patrons des grandes entreprises françaises

UN REPORT DES COTISATIONS SOCIALES  DUES EN AVRIL 

Les employeurs doivent effectuer leur déclaration sociale nominative le 6 ou 15 avril selon l’effectif de leur entreprise. Les entreprises qui  "connaissent une fermeture ou une restriction directe ou indirecte de leur activité du fait des mesures décidées par les pouvoirs publics » peuvent reporter, en totalité ou en partie, le paiement des cotisations et contributions sociales (incluant les cotisations de retraite complémentaire) normalement dues à ces échéances. Un report qui concerne aussi bien les cotisations à la charge de l’employeur que celles dues par le salarié.

Les cotisations non payées sont automatiquement reportées sans pénalité ni majoration de retard. L’Urssaf contactera ensuite les employeurs pour définir un plan d’apurement de leurs dettes pouvant s’étaler sur 36 mois. Le prélèvement de l’échéance du 5 ou du 20 avril due par les travailleurs indépendants pour leurs cotisations sociales personnelles sera effectué dans les conditions habituelles.

UN AN DE CRISE VU PAR LES PATRONS DES GRANDES ENTREPRISES FRANCAISES

Avant que la crise n'éclate, les entreprises étaient préparées à affronter des risques « prévisibles », qui peuvent aller de la catastrophe industrielle à la crise politique majeure, la crise financière, l'attaque terroriste ou la cyberattaque. Les organisations avaient des procédures de gestion de crise bien rodées. Mais elles n'étaient pas prêtes au scénario d'une pandémie qui affecte à la fois les collaborateurs du monde entier, ainsi que toute la chaîne de valeur de l'organisation... Avec en toile de fond une crise économique.

Un dirigeant explique ainsi les bénéfices à retirer de l'année écoulée : « Il y a beaucoup d'idées à tirer d'une expérience de crise comme celle-là. De très bonnes choses ont été faites et il y en a eu de moins bonnes pour lesquelles on est passé à côté. Tout cela pourra être utile pour gérer une nouvelle crise de grande ampleur. »

ATTRACTIVITÉ: LA FRANCE EN PERTE DE VITESSE SELON KEARNEY 

La France est sortie du top 5 des destinations privilégiées par les investisseurs internationaux et occupe désormais la 6e place de l’indice de confiance élaboré par Kearney. Les investisseurs seraient refroidis par le calendrier de sortie du plan de sauvetage économique français à destination des entreprises. « Des craintes sont exprimées quant aux conséquences de sa levée progressive pour nombre d’entre elles, et à la capacité de celles-ci à rembourser les prêts accordés avec des trésoreries largement amputées », détaillent les analystes de Kearney.

La France n’est pas la seule région du monde à faire face au désamour des investisseurs internationaux.  En effet, les pays émergents subissent également cette désaffection des investisseurs en recherche de stabilité. Une tendance amorcée avant la crise sanitaire, mais qui s’est aujourd’hui accentuée.

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