LA REVUE ELLISPHERE

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Prêt garanti : les PME confiantes sur leur capacité à rembourser le PGE

La France renouera avec son niveau économique d'avant-crise au 1er semestre 2022, dit Le Maire

Débranchement des aides : la délicate fin du « quoi qu'il en coûte » se profile

LES PME CONFIDENTES SUR LEUR CAPACITÉ À REMBOURSER LE PGE

C'est une bonne nouvelle pour l'économie, mais aussi pour les banques, qui se sont entretenues mardi avec Bruno Le Maire en visioconférence. Malgré le nouveau confinement, les dirigeants de petites et moyennes entreprises sont moins inquiets pour leur trésorerie et retrouvent une certaine confiance en l'avenir. Selon le dernier baromètre trimestriel publié par Bpifrance et l'institut Rexecode, parmi les 2.000 dirigeants de TPE/PME interrogés fin avril, ils étaient 18 % à attendre une amélioration de leur trésorerie au cours des trois prochains mois, contre 10 % lors du baromètre publié en février. A l'inverse, ceux qui anticipent une dégradation ne sont plus que 27 %, contre 36 % lors de la dernière enquête et 82 % il y a un an.

Bonne nouvelle pour les banques et les pouvoirs publics : la part des entreprises qui redoutent de ne pas être en mesure de rembourser leur prêt garanti par l'Etat (PGE) est tombée de 8 % en février à 5 % durant la deuxième quinzaine d'avril. Jusqu'à présent, cette part était en hausse constante.

DÉBRANCHEMENT DES AIDES : LA DÉLICATE FIN DU « QUOI QU'IL EN COÛTE » SE PROFILE

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé la diminution progressive des aides aux entreprises. Pour le mois de juin, le gouvernement a décidé que le soutien aux entreprises correspondra à 40% de perte de chiffre d'affaires par rapport à juin 2019. Ce seuil sera de 30% en juillet et de 20% en août. A partir de septembre, l'aide s'arrêtera si la situation sanitaire se normalise. La réouverture de l'économie s'approche à grand pas. Le 19 mai prochain, beaucoup d'entreprises vont pouvoir lever leurs rideaux après des longs mois d'impatience. 

Dans un entretien accordé au Parisien, le Premier ministre a rappelé les deux principes qui doivent guider les décisions de l'exécutif. « D'abord la progressivité : on ne débranchera pas les dispositifs brutalement. Puis l'adaptabilité : nous ferons du sur-mesure pour tenir compte des différences de situation. » De son côté, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a fixé le cap pour les semaines à venir sur l'antenne de France Inter. « On passe au 'quoi qu'il arrive', ça veut dire que quelle que soit votre situation et votre type d'activité, vous continuez à être accompagné. On fait du sur-mesure, car la reprise de l'activité ne va pas être pareille partout ».

LA FRANCE RENOUERA AVEC SON NIVEAU ÉCONOMIQUE D'AVANT-CRISE AU 1ER SEMESTRE 2022, DIT LE MAIRE

La France renouera avec son niveau d'activité économique d'avant la crise sanitaire au premier semestre 2022, a déclaré lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui dit anticiper une forte croissance cette année, d'au moins 5%. "On est en train de sortir de la crise. La croissance est de retour. Cinq pour cent de croissance en 2021, c'est mon objectif et le retour à l'activité de 2019, c'est-à-dire avant crise, dans le premier semestre de 2022. C'est cela nos objectifs avec le président de la République", a-t-il dit sur Franceinfo.

Bruno Le Maire a ajouté qu'il n'y aurait pas de deuxième plan de relance. Il a cependant admis que la question d'un plan d'investissement sur le long terme pouvait se poser. Dans un entretien lundi au Monde, l'économiste en chef de la Banque centrale européenne, Philip Lane, a estimé que la zone euro ne retrouverait son niveau de PIB de 2019 qu'au printemps de l'année prochaine et a appelé les gouvernements à maintenir leurs aides pendant de longs mois encore.

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