LA REVUE ELLISPHERE

Au programme cette semaine !

L'épargne des Français, une réserve capitale pour retrouver la croissance

Risque de défaillance : la data science prend le pouls des entreprises françaises

Commerce extérieur : en février, les échanges proches de leur niveau d’avant crise

L'EPARGNE DES FRANCAIS,    UNE RESERVE CAPITALE POUR RETROUVER LA CROISSANCE 

Si les Français dépensaient 20% de l'épargne accumulée pendant la crise sanitaire, la croissance du PIB atteindrait 6% en 2022, affirme une étude de l'OFCE, pour qui la mobilisation de l'épargne constitue un enjeu macroéconomique majeur. L'épargne-Covid accumulée en 2020-2021 devrait représenter environ 160 milliards d'euros, estime l'Observatoire français des conjonctures économiques dans ses Perspectives pour 2021 et 2022 publiées mercredi 14 avril.

L'OFCE a retenu deux scénarios d'évolution de l'épargne : dans le premier, les ménages déstockent 20% de leur épargne Covid (soit 28 milliards d'euros), dans le second, l'épargne n'est pas dépensée. La croissance du PIB serait de 4,3% dans ce dernier cas. Mais dans l'hypothèse d'une désépargne partielle, la croissance du PIB serait de 6% en 2022, soit deux points de plus que la prévision du gouvernement.

COMMERCE EXTERIEUR :  EN FEVRIER, LES ECHANGES PROCHES DE LEUR NIVEAU D'AVANT CRISE

Après une période baisse ininterrompue entre septembre et novembre, le déficit commercial de la France, qui augmente sensiblement depuis janvier, s’établit à -4,8 milliards d’euros en février. En très légère progression depuis janvier, les exportations de marchandises ont représenté 39,4 milliards d’euros en février, et les importations 44,1 milliards d'euros. Les échanges de biens d’investissement se stabilisent. Ainsi, les exportations s’établissent à 83 % de leur valeur moyenne de 2019 et les importations à 92 %.

En février, le déficit énergétique s’accroît notablement sur les trois derniers mois, après une période de quasi-stabilité de près de neuf mois,. Il s’établit à 2,6 Mds. Hors énergie, le déficit est relativement stable en raison de l’atonie globale des échanges : depuis trois mois pour les exportations et depuis six mois pour les importations.

RISQUE DE DÉFAILLANCE : LA DATA SCIENCE PREND LE POULS DES ENTREPRISES FRANÇAISES

Avec 672 milliards d’euros d’encours en 2020, le crédit interentreprises est en France une formidable source de financement, mais aussi un vecteur de risque important pour les entreprises en B2B. En cas de défaillance d’un client qui vous doit de l’argent, c’est toute votre entreprise qui peut à son tour se trouver en danger par simple effet domino. Mais s’il était possible d’utiliser la data pour prédire certains comportements des acteurs économiques, peut-on précisément prévoir le risque de défaillance ? Décryptage avec Valérie Attia, CEO d’Ellisphere, le pionnier français de l’information sur les entreprises.

Une entreprise qui ne s’assure pas de la solvabilité, de la pérennité et de la réputation des tiers avec lesquels elle passe un contrat – que ce soit un fournisseur, un client ou un intermédiaire – court un triple risque :  un risque financier,  un risque industriel, un risque juridique. De plus, le processus de collecte, de contrôle et d’enrichissement de l’information demande effectivement beaucoup de savoir-faire et d’expertise.

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