LA REVUE ELLISPHERE

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La RSE : une composante clé de sa stratégie de transformation digitale

L'Europe souhaite stimuler l'adoption de technologies dédiées à la conformité réglementaire

Un rapport au vitriol cible la politique européenne anti-blanchiment

LA RSE : UNE COMPOSANTE CLE DE SA STRATEGIE DE TRANSFORMATION DIGITALE

Rappelons que la mise en oeuvre d'une politique RSE vise à faire entrer l'entreprise dans un schéma de développement durable et responsable. Dans ce contexte, la notion de numérique doit faire partie de cette équation, notamment au regard des aspects environnementaux et sociaux. D'autant plus que, depuis le dernier rapport de la Plateforme RSE consacré à la notion de Responsabilité Numérique des Entreprises (RNE), il est clair que les entreprises se doivent dorénavant d'intégrer ce principe tout au long de la chaîne de valeur. En effet, les notions liées à la pollution, au recyclage et à la consommation d'énergie sont autant d'éléments qui concernent directement le poste informatique. Ainsi, selon une étude publiée par Green IT*, "les émissions de GES du numérique sont en constante progression et représenteront 6 % des émissions mondiales dans 4 ans, soit trois fois celles de l'aviation mondiale ".

De plus, les notions d'exclusion numérique, d'organisation du travail et de protection des données sont également à prendre en considération. Il est donc fondamental d'encadrer sa politique de consommation du numérique, et ce de bout en bout, afin de s'inscrire dans une démarche de RNE.

UN RAPPORT AU VITRIOL CIBLE LA POLITIQUE EUROPEENNE ANTI-BLANCHIMENT

Tentatives d'influence, mise en péril de l'intégrité du marché unique… la Cour des comptes européenne tire à boulet rouge sur la politique de lutte anti-blanchiment des institutions de l'Union . Dans un rapport publié lundi 26 juin 2021, elle y dénonce pêle-mêle des tentatives de lobbying au niveau de l'Autorité bancaire européenne (ABE), l'interférence des Etats, ou encore un manque de coopération du « Quai d'Orsay » européen, le Service européen pour l'action extérieure, en sus des traditionnelles lenteurs et inefficacités des processus de décision dans l'Union. « Beaucoup de membres ont été frappés par des scandales. Le blanchiment utilisé à grande échelle présente un risque pour la sécurité de l'Union » a estimé lundi Mihails Kozlovs, membre de la Cour des comptes, à la présentation de ses conclusions.

Dans sa réponse à la Cour, l'ABE - dotée de pouvoirs renforcés depuis le début 2020 - ne nie pas ces défaillances. Elle dit avoir mis en garde ses membres contre les tentatives d'influence. Elle compte aussi examiner les procédures pour renforcer leur indépendance. Mais les failles pointées par la Cour des comptes dans le processus de lutte anti-blanchiment européen sont plus larges. Autre exemple, l'incapacité à dresser une liste autonome de pays tiers jugés à risques.

L'EUROPE SOUHAITE STIMULER L'ADOPTION DE TECHNOLOGIES DEDIEES A LA CONFORMITE REGLEMENTAIRE

L'Agence bancaire européenne (EBA), chargée de réglementer et de surveiller le secteur bancaire, a rendu ce mardi 29 juin une analyse du paysage actuel des "RegTech" (Regulatory-Technology), ces technologies destinées à faciliter la gestion des risques réglementaires pour les acteurs du monde de la finance. Ce rapport est le fruit d'enquêtes et d'entretiens avec des institutions financières, des fournisseurs de technologies et des autorités compétentes. Les institutions financières, en particulier les banques, sont soumises à de plus en plus d'obligations qui engendrent des procédures fastidieuses, dont certaines peuvent être automatisées grâce à la technologie telle que l'intelligence artificielle. Les cinq segments les plus fréquemment utilisés sont la lutte contre le blanchiment d'argent et contre le financement du terrorisme, la prévention de la fraude, le reporting prudentiel, la sécurité informatique et l'évaluation de la solvabilité.

Les institutions financières se disent très satisfaites de ces technologies et mettent en avant une gestion améliorée des risques, de meilleures capacités de surveillance ainsi qu'une réduction des erreurs humaines. Ces avantages expliquent la volonté de l'Agence bancaire européenne de stimuler l'adoption de ces solutions.

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