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Banques : l'Autorité de la concurrence alerte sur la menace des Gafa

La réforme fiscale de Joe Biden met la finance en émoi

« 15 % à 20 % des TPE/PME sont des entreprises zombies qui ne survivront pas à la crise »

BANQUES :   L'AUTORITE DE LA CONCURRENCE ALERTE SUR LA MENACE DES GAFA

La menace des « Big Tech » est bien connue des banques. Elle est désormais prise au sérieux par les autorités indépendantes. Dans un avis rendu jeudi 29 avril, le gendarme français de la concurrence alerte sur « le risque de marginalisation, à terme, des acteurs bancaires traditionnels » face à l'arrivée des Gafa dans la finance , et plus particulièrement dans le paiement. Il s'inquiète aussi du « renforcement du pouvoir de marché » de ces grandes plateformes et du « verrouillage des consommateurs dans un écosystème », susceptible de générer des risques concurrentiels dans le secteur financier.

Les régulateurs sont rodés aux pratiques des géants du Web. « Les Gafa ont l'habitude de chasser hors de leur terrain de jeu. Ils ne réussissent pas toujours. Mais dans le paiement, ils semblent être bien partis », commente Isabelle de Silva, la présidente de l'Autorité de la concurrence.

"15% à 20% DES TPE/PME  SONT DES ENTREPRISES ZOMBIES QUI NE SURVIVRONT PAS A LA CRISE"

Le contexte que nous traversons aujourd'hui est très particulier et pourrait devenir explosif quand le gouvernement donnera un calendrier crédible de sortie de la crise sanitaire, ainsi que des aides qui vont avec. Beaucoup d'entreprises ne savent tout simplement pas comment elles vont faire pour redémarrer leur activité. Leur problématique est notamment de savoir comment sortir du PGE (prêt garanti par l'Etat) : est-ce qu'il faut le rembourser ou est-ce qu'il vaut mieux le garder et, si oui, selon quelles modalités ?

Le PGE concerne 670 000 entreprises, soit environ une entreprise sur six. Nombre d'entre elles sont aujourd'hui en demeure de prendre une position sur le PGE sans avoir les bonnes cartes en main. D'autant que, déjà avant la crise, les entreprises françaises souffraient d'une rentabilité moyenne, inférieure à celles constatées dans la plupart des pays européens. Il faudrait alors afficher un chiffre d'affaires équivalent à 120 % ou 130 % de celui enregistré 2019.

LA REFORME FISCALE  DE JOE BIDEN MET LA FINANCE EN EMOI

Joe Biden ne prend personne par surprise. Le président américain avait promis durant sa campagne d’augmenter les impôts – ou du moins, de reprendre les cadeaux accordés par son prédécesseur – pour financer une partie de son programme de relance. Wall Street a accusé le coup jeudi 29 avril, alors que les médias commençaient à se faire l’écho de ce projet. Et pour cause : les mesures reviendraient quasiment à doubler l’imposition des plus-values en capital. Elles consisteraient à aligner la fiscalité des gains en capital (20%) sur celle des revenus, pour les contribuables gagnant plus de 1 million de dollars par an, et à porter de 37% à 39,6% le taux de la tranche supérieure de l’impôt sur les revenus.

Ces mesures toucheraient notamment les gérants de l’univers des hedge funds et du capital investissement. Leur rémunération, sous forme de carried interest, ou intéressement aux plus-values, est aujourd’hui assujettie au taux plus favorable des gains en capital. L’alignement par le haut, qui figurait au programme de Joe Biden, a été maintes fois débattu aux Etats-Unis. Mais le lobbying efficace des financiers de Wall Street a toujours écarté jusqu’à présent cette menace.

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