LA REVUE ELLISPHERE

Au programme cette semaine !

« La France peut atteindre 6 % de croissance en 2021 »

La criminalité financière fait flamber les coûts de la conformité

La menace d'une vague de faillites est-elle exagérée ?

"LA FRANCE PEUT ATTEINDRE 6% DE CROISSANCE EN 2021"

Pour Selin Ozyurt, économiste de l’assureur crédit Euler Hermes, le rebond limité de l’économie française au premier trimestre n’empêche pas d’anticiper une nette reprise sur l’ensemble de l’année. La performance timide du début d'année s’explique selon elle par une consommation des ménages encore très contrainte par les restrictions sanitaires et qui ne se redresse que légèrement, progressant de 0,3 %. De plus, les Français ont continué d’épargner massivement. Jusqu’à 130 milliards d’euros supplémentaires depuis le début de la crise, ce qui représente 5 points de PIB.

Euler Hermes maintient sa prévision de croissance à 5,4 % pour l’année 2021. Il est même possible que la France atteigne les 6 %. Cet optimisme repose sur plusieurs signes tangibles. Notamment le moral des dirigeants d’entreprise dans l’industrie qui a retrouvé en avril le niveau de mars 2019, avant la crise. À cela une explication simple : les carnets de commandes qui se remplissent.

LA MENACE D'UNE VAGUE DE FAILLITES EST-ELLE EXAGÉRÉE ?

Alors que les alertes sur le risque d'une vague de faillites se multiplient, le gouverneur de la Banque de France estime de son côté qu'il ne faut pas exagérer la menace. Pas plus tard que la semaine dernière, la Banque centrale européenne (BCE) prévenait : « la menace d'une vague d'insolvabilité est grande », si les Etats n'opèrent pas un « soutien accru » pour leur solvabilité. Depuis l'éclatement de la première vague en 2020, la réponse massive et rapide des États de la zone euro a consisté à soulager les problèmes de liquidité des entreprises. 

François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France voit de son côté la situation d'un autre œil, rappelant que la trésorerie des entreprises n'était pas particulièrement inquiétante actuellement. « Il faut éviter d'exagérer les alarmes » même si « la prudence s'impose en la matière », a affirmé le gouverneur lors d'un événement organisé par la banque européenne d'investissement (BEI). Grâce au soutien massif de l'Etat, le nombre de faillites est resté particulièrement bas depuis le début de la crise sanitaire et économique, inférieur d'environ 40% à sa moyenne habituelle.

LA CRIMINALITÉ FINANCIERE FAIT FLAMBER LES COÛTS DE LA CONFORMITÉ

Les poursuites judiciaires sur fonds de blanchiment d'argent témoignent de la nécessité d’une forte réglementation du secteur financier. Mais le coût de la conformité en matière de criminalité financière n’est pas indolore.  Dans une étude menée par le fournisseur de solutions LexisNexis Risk Solutions auprès de 380 décisionnaires de sociétés financières sur le marché EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) en 2020, le coût total prévu de la conformité en matière de criminalité financière atteint 117,5 milliards de dollars (97,31 milliards d’euros).

La situation sanitaire n’est pas sans effet sur ce domaine. «La pandémie a offert de nouvelles cibles aux criminels, y compris les produits médicaux contrefaits, la fraude et la cybercriminalité», rapporte le rapport. Ensuite, les organisations attribuent au Covid entre 12% et 19% de la hausse du coût de la conformité financière constatée au cours des 12 derniers mois. Pire, plus de 50% des acteurs gérant moins de 10 milliards de dollars d’actifs s’attendent à ce que le virus augmente ce coût et 70% des acteurs gérant plus de 10 milliards de dollars d’actifs. Dans les deux cas, la hausse du coût anticipée est de 8%

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