La réforme de la facturation électronique, qui deviendra obligatoire pour toutes les entreprises au 1er septembre 2026, constitue l’un des plus grands chantiers de modernisation financière de ces dernières décennies.

Mais au-delà de l’obligation réglementaire, elle représente surtout une opportunité exceptionnelle pour les entreprises de repenser leurs processus, de fiabiliser leurs flux et de renforcer durablement leur performance financière.

C’est un levier pour :

  • simplifier les circuits de facturation,
  • automatiser les traitements,
  • améliorer la traçabilité,
  • réduire les coûts opérationnels,
  • et sécuriser le cash.

Cependant, pour tirer pleinement parti de cette transformation, un point reste encore trop souvent sous-estimé : 70 % des difficultés rencontrées dans les projets d’e-invoicing (émission, transmission et réception de factures électroniques dans un cadre normé) sont directement liées à la qualité des données.

Ce chiffre révèle une réalité simple :

  • La conformité 2026 ne dépend pas d’abord de votre futur PA (Plateforme Agréée), de votre ERP ou de votre intégrateur…
  • Elle repose avant tout sur la robustesse, la fiabilité et la cohérence de votre base de données tiers.

Pourquoi la donnée devient l’élément stratégique de la facturation électronique ?

La réforme introduit un modèle reposant sur une circulation automatisée, normée et contrôlée des factures. Cette automatisation ne peut fonctionner que si les données qui supportent ces flux sont exactes, structurées et conformes aux référentiels officiels.

Une donnée erronée, obsolète ou incohérente entraînera automatiquement plusieurs typologies d’incidents :

  • des rejets dans les plateformes,
  • des retards de traitement,
  • des litiges avec clients ou fournisseurs,
  • une perte de traçabilité,
  • voire un risque de non-conformité lors de contrôles.

La donnée devient donc à la fois un prérequis technique, un enjeu opérationnel, mais aussi un facteur de performance financière.

Les briques de données incontournables à fiabiliser

La transition vers le e-invoicing ne requiert pas des milliers de champs, mais quelques éléments pivot sans lesquels le système ne peut fonctionner correctement.

Les informations légales : fondement de l’identification des tiers

  • Raison sociale,
  • SIREN/SIRET,
  • adresse du siège…

Ces données doivent être exactes, normalisées et alignées sur les registres officiels.
Elles servent non seulement à identifier le tiers, mais aussi à éviter les doublons qui polluent les bases et compliquent les analyses.

Les identifiants électroniques : clé de routage des factures

Le numéro de TVA intracommunautaire, en particulier, joue un rôle central dans le modèle.
Une erreur, un seul caractère manquant, suffit à bloquer l’émission ou la réception.

Les canaux de réception : condition du bon acheminement

Chaque partenaire doit être rattaché à l’un des trois canaux prévus par la réforme :

  • PA (Plateforme Agréée)
  • réseau PEPPOL, un réseau sécurisé qui permet aux entreprises et aux administrations d’échanger des documents (comme des factures) de manière standardisée, quel que soit leur logiciel, un peu comme un « réseau postal numérique » commun à tous.
  • ou Portail Public de Facturation (PPF).

Sans cette donnée, la facture n’a pas de “destination déclarée”.

Les données financières : sécuriser et accélérer les flux monétaires

IBAN, code banque, RUM (pour les prélèvements) sont essentiels pour limiter les litiges et accélérer les paiements.

Les référents internes : fluidifier le traitement

Contacts comptabilité, facturation, litiges… Une facture n’est jamais “auto-gérée”.
Les circuits internes doivent être alimentés par des données de contact fiables.

Les erreurs qui fragilisent le plus les projets e-invoicing

Certaines erreurs apparaissent systématiquement dans les diagnostics de préparation. Elles ne sont pas technologiques, mais organisationnelles.

Bases incohérentes entre ERP, CRM et outils internes

Lorsqu’une entreprise dispose de plusieurs sources sans référentiel unique, les doublons et conflits d’informations deviennent inévitables.

Adresses de facturation obsolètes

Elles constituent l’une des premières causes de rejet dans les PA et sur le PPF.
Une adresse non mise à jour peut suffire à bloquer un flux entier.

Tiers non reconnus par les systèmes de dématérialisation

Données incomplètes, TVA invalide, champ manquant… Les plateformes refusent tout tiers non conforme, obligeant l’entreprise à gérer manuellement le retraitement.

Les cinq actions prioritaires à mener avant 2026

Mettre en conformité sa base tiers nécessite une démarche structurée, progressive et pilotée.

1. Auditer la base de données

L’objectif est d’identifier :

  • les doublons,
  • les incohérences,
  • les informations obsolètes,
  • les fiches entreprises incomplètes.
    Cet audit constitue la fondation de toute démarche d’assainissement.

2. Vérifier automatiquement les identifiants légaux

Le SIRET, la raison sociale, la TVA doivent être contrôlés auprès de sources officielles.
La vérification manuelle n’est plus réaliste compte tenu des volumes.

3. Mettre à jour et enrichir les fiches de vos tiers

L’entreprise doit instaurer des mécanismes de collecte standardisés : formulaires, workflows, contrôles systématiques.
L’objectif : disposer d’un niveau d’information cohérent pour chaque tiers.

4. Uniformiser les formats des données

Cela inclut les adresses, les IBAN, les numéros de TVA, les libellés.
Une uniformisation réduit les divergences entre systèmes et facilite l’interprétation automatique des données.

5. Préparer l’intégration PA / PEPPOL

Beaucoup d’entreprises sous-estiment la dimension technique de la transition.
Elles doivent anticiper :

  • le choix de leur statut (PA ou utilisation du PPF),
  • les tests d’émission/réception,
  • les règles de routage,
  • la synchronisation des référentiels

Les bénéfices concrets d’une base tiers maîtrisée

La mise en conformité n’est pas seulement une contrainte, c’est un levier de performance.
Les entreprises engagées dans une démarche de fiabilisation observaient déjà :

  • jusqu’à 65 % d’économie par facture,
  • une automatisation accrue des tâches comptables,
  • une chute drastique des rejets,
  • des paiements plus rapides,
  • un pilotage financier plus fiable et consolidé.

La donnée, socle de votre conformité et de votre performance financière

La réforme de la facturation électronique impose une nouvelle discipline de la donnée.
Mais surtout, elle offre l’opportunité de reconstruire des processus plus solides, plus fluides et plus rentables.

La fiabilisation de la base tiers n’est pas une tâche périphérique.
C’est le cœur du projet.

Fiabiliser aujourd’hui, c’est :

  • éviter les ruptures demain,
  • fluidifier les échanges,
  • renforcer les relations clients-fournisseurs,
  • et sécuriser durablement le cash.

Pour les organisations qui souhaitent anticiper, un audit structuré est la première étape la plus rentable.

Pour sécuriser votre transition vers la facturation électronique, contactez-nous dès maintenant.

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