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Le KYC collaboratif : un vrai levier d’optimisation ?

Le KYC collaboratif : un vrai levier d’optimisation ?

Les initiatives se sont succédées ces dernières années pour proposer des alternatives aux moyens traditionnels utilisés par les acteurs financiers pour répondre aux obligations de connaissance client (KYC). Analyse.

Le KYC, un enjeu majeur pour les entreprises

Toutes les études actuelles démontrent que l’explosion des coûts générés par les processus de KYC est de plus en plus impactante pour les assujettis. Pour contenir cette surenchère budgétaire, ces entreprises tentent de trouver des leviers basés sur l’automatisation des processus, l’outsourcing et bien sûr les nouvelles technologies proposées par les nombreuses RegTech du marché.

 

Optimiser pour mieux gérer l’impact financier

Jusqu’à récemment, ces politiques d’optimisation se faisaient à des niveaux individuels ; chaque établissement utilisant les moyens du bord pour réduire au mieux l’impact financier et améliorer l’efficacité des équipes en charge de gérer le KYC.

Une grande partie des processus de KYC est trop sensible pour être externalisée ou mutualisée (exemple : la remédiation client, la validation de la mise en relation, etc.). Cependant, depuis que l’intelligence artificielle et les technologies de Blockchain ont commencé à s’affirmer sur ces marchés, certains acteurs ont pris la décision de mutualiser partiellement leurs processus KYC.

 

La blockchain comme outil de mutualisation

Des consortiums privés ont ainsi vu le jour. Leur objectif est de permettre à un membre de disposer de données enregistrées, sécurisées et certifiées par d’autres membres et de les enrichir pour en faire bénéficier les autres. Parmi les plus connues en France :

 

Des technologies encore peu ancrées dans les usages

L’intelligence artificielle et la blockchain permettent de limiter les collectes et traitements successifs de justificatifs en facilitant la collecte, le contrôle, l’alerte et l’affectation des données. Par ailleurs, les talents maîtrisant la blockchain, la data science et l’IA sont encore trop peu nom­breux par rapport à la demande croissante sur ce type de compétences. Ils sont rares et coûteux et les entreprises optent donc souvent pour l’externalisa­tion.

Bien que ces consortiums soient quasiment tous en phase de développement, et qu’il est encore trop tôt pour juger de leur efficacité, certaines expériences à l’international n’ont pas toujours été couronnées de succès. L’exemple de l’Autorité Monétaire de Singapour qui a récemment annoncé revenir sur son KYC Utility centralisé en raison de retours sur investissement insuffisants, démontre que ce type de projet n’est pas sans risque.

 

La technologie, mais pas que…

Si la technologie demeure un formidable levier de performance, elle ne peut garantir à elle seule la réussite du projet.

Les banques vont rapidement se heurter à des questions existentielles liées au déploiement de ces chantiers. En effet, la responsabilité du traitement de ces processus devra être rapidement clarifiée vis-à-vis du régulateur. En effet, le consortium n’est qu’une plateforme de partage des données KYC, il ne procède pas théoriquement à des vérifications supplémentaires et n’apporte aucun sceau de conformité.

 

Quelles perspectives ?

Le modèle économique est également un sujet clé. L’expérience de Singapour a démontré que l’adhésion des utilisateurs n’était pas aussi importante que prévu au départ. Le consortium se heurtera à un modèle coûteux et qui ne délivre pas les optimisations requises.

Enfin, la relation de confiance entre les acteurs utilisant les mêmes données KYC va rapidement se poser. Puisque rien ne garantit que les données fournies initialement sont correctes, est-ce que leur utilisation par un tiers engage uniquement la responsabilité de ce dernier ? Ou au contraire c’est au fournisseur de garantir la qualité des informations partagées ? Ces cas ont sûrement été définis quel que soit le consortium. Il faudra consacrer du temps à traiter les nombreux cas litigieux qui surviendront inévitablement.

Si ces obstacles sont rapidement levés, que l’avantage technologique est au rendez-vous, il serait réaliste de voir de plus en plus d’acteurs se joindre à ces plateformes collaboratives. Cependant, ces dernières devront dévoiler au passage des informations client qu’elles n’auraient jamais imaginé partager il y a quelques années.

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