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Défaillances : à quand le retournement de tendance ?

Défaillances : à quand le retournement de tendance ?

Les chiffres sont là, le nombre de défaillances d’entreprise baisse à fin février sur 12 mois glissants, soit avant l’éclatement de la crise sanitaire et le choc économique qu’elle engendre. A quand le retournement de tendance ? Et quelle ampleur aura-t-il ?

Des défaillances qui poursuivent leur baisse…

Après une fin d’année 2019 marquée par une baisse significative des défaillances d’entreprise (ouvertures de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire directe) qui s’est poursuivie en janvier, le constat à fin février 2020 sur 12 mois glissants s’intensifie. En effet, 48 623 défaillances ont été enregistrées soit une baisse de 7,8%. Le coût social des défaillances est également réduit avec au total 148 952 emplois menacés.

Le nombre de procédures de sauvegarde baisse également à fin février sur 12 mois glissants avec – 7,8 %, soit 944 procédures engagées. Celles-ci menacent 41 038 postes salariés.

Avec dorénavant des perspectives économiques incertaines

Cependant, la crise sanitaire qui touche actuellement le pays, et plus largement l’économie mondiale,  impacte déjà très fortement les entreprises.

Les mesures de confinement avec pour corollaire la forte baisse d’activité, pour ne pas dire la suspension totale d’activité pour des pans entiers de l’économie, menacent la pérennité de nombreuses entreprises. Si des secteurs semblent plus touchés que d’autres (tourisme, restauration, distribution de proximité, construction, services aux particuliers…), il apparaît dorénavant inévitable que tous les acteurs économiques paieront un tribut, plus ou moins lourd, du fait de la crise.

 

Des mesures prises pour endiguer la crise

S’il est encore trop tôt pour entrevoir la fin de cette crise, de nombreux acteurs ont d’ores et déjà mis en place des mesures pour limiter son impact sur l’économie. Cependant, nul ne peut prétendre aujourd’hui pouvoir évaluer les effets de ces mesures à court et moyen termes tant d’un point de vue micro que macro-économique. Cela est d’autant plus vrai concernant l’évolution du nombre de défaillances d’entreprise en France.

A propos des procédures collectives

Le 20 mars, les tribunaux de commerce ont reçu pour consigne du Ministère de la Justice de ne pas ouvrir de nouvelles procédures, alors que la survie de nombreuses entreprises peut se trouver hypothéquée par la crise que nous traversons. Il s’agit plus précisément de la suspension des audiences pour les ouvertures de procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire, de liquidation judiciaire et de liquidation judiciaire simplifiée.

Toutefois, une ordonnance est attendue dans les prochains jours qui permettra d’ouvrir à distance de nouvelles procédures collectives (sauvegarde, redressement et liquidation judiciaire) et de conciliation, et ainsi répondre aux besoins des entreprises en difficulté et protéger leurs salariés.

Des milliards pour lutter contre la crise

Le gouvernement a annoncé qu’un total de 45 milliards d’euros d’aides serait débloqué pour les entreprises et les ménages. Cette somme sera notamment allouée au report des charges sociales et fiscales du mois de mars. D’ailleurs, une annulation totale de certaines charges est envisagée pour les entreprises menacées de défaillance (par cette crise).

Parmi les acteurs les plus exposés : les PME, les micro-entrepreneurs et les travailleurs indépendants dont le chiffre d’affaires a baissé de plus de 70 % entre mars 2019 et mars 2020. Un fonds de solidarité de 2 milliards d’euros a été mis en place pour leur permettre de surmonter cette situation inédite.

Pour pallier les fermetures de restaurants, hôtels et commerces, activités jugées « non essentielles » dans le cadre du dispositif de confinement, le gouvernement mise également sur le chômage partiel pour éviter une vague de licenciement. Ainsi, l’État va couvrir 100 % des indemnisations versées aux salariés par les entreprises (dans la limite de 4,5 fois le SMIC), pour un coût estimé à 8,5 milliards d’euros.

L’accès aux prêts facilité pour les entreprises et des nationalisations

Bien plus que l’enveloppe de 45 milliards d’euros annoncée par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le gouvernement dispose d’autres leviers. L’État va ainsi garantir les prêts bancaires à hauteur de 300 milliards d’euros pour que les banques puissent aider les acteurs en difficulté.

L’État pourrait également envisager de nationaliser temporairement certaines entreprises. Une mesure visant à limiter l’impact de la crise sur des écosystème entiers.

 

BPI, acteur engagé pour protéger l’économie

 

Quel avenir ?

Si les mesures prises par le gouvernement et d’autres acteurs économiques sont sans précédent, il est pour autant aujourd’hui impossible de prévoir l’impact qu’aura à terme, la crise du COVID-19 sur les défaillances d’entreprise.

Les prochains mois seront donc placés sous haute surveillance.

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